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Jeudi 22 janvier, pendant la pause déjeuner, les élèves avaient rendez-vous pour la troisième fois à "Elkar'topa" (retrouvons nous ensemble). Dans un premier temps, ce sont 62 élèves de 6ème / 5ème qui se sont retrouvés et dans un deuxième temps, 18 élèves de 4ème / 3ème.

Cette fois-ci nous avons convié 3 anciens élèves pour qui le thème commun est : la mer.

Julen Marticorena venant de Biarritz, a 26 ans et a pratiqué le sport national en Australie / Nouvelle Zélande pendant des année : le sauvetage. Il a fait ses études au  STAPS et a été entraîneur à Hossegor, il souhaiterait par la suite effectuer une formation dans la construction navale. Il est resté pendant 17 ans à Biarritz et dans les Landes en tant qu'entraîneur de surf. Depuis l'âge de 6 ans, il a été très lié avec le surf et a travaillé intensivement la natation, le kayak, la course et le sauvetage. Côté rythme physique, quand il est en Australie, il s'entraîne près de 3 fois par semaine que ce soit en piscine, sur la plage et en mer, et se lève même à 4h du matin pour préparer au mieux ses championnats du week-end. Au niveau sauvetage, il a remarqué qu'il y a plus d'hommes que de femmes, même si l'effectif augmente, les entraînements sont mixtes.

Txomin Lopez Manterola, 25 ans, d'Hendaye, est surfer. Il a aussi fait des études de psychologie et est actuellement psychologue. Depuis tout petit, il a grandi à Hendaye près de la mer, il a appris à surfer au club Bidasoa d'Hendaye et a déjà participé au championnat de France. Afin de préparer ce sport individuel, habiter près de la plage facilite la pratique, soit avec les copains soit avec ses soeurs. Il pratique aussi de la marche en montagne et aime la course, il fait beaucoup d'autres sports. Dès ses 18 ans, il a pris sur soi son rythme d'entraînements, en passant une à deux heures par jour ou en essayant d'aller le maximum à l'eau, en faisant des étirements, les compétences physiques étant obligatoires. Dans son sport, il ne ressent pas d'inégalité entre filles et garçons ; peut-être au niveau financier, inter-clubs ou dans les compétitions mais il faut continuer à se battre pour l'éviter. Que ce soit pour s'entraîner ou pour participer aux compétitions (par exemple en Biscaye ou en Guipuscoa), il a souligné la chance d'avoir la mer aussi bien au nord qu'au sud.

Ainhoa Etchenique, 21ans, venant de Saint Pée sur Nivelle, est habituée à ramer entre filles ; après avoir débuté à Ur Joko et LAT, elle s'est dirigée vers les clubs d'Hernani, Orio et Tolosa. C'est en voyant son frère à la rame que l'envie d'en faire a débuté. Etant actuellement journaliste à l'hebdomadaire Herria, elle va s'entraîner tous les soirs à Txintxerpe (car il n'y a pas d'équipe féminine côté iparralde) toute l'année, entre novembre et septembre. Comme tous ses week-ends sont pris aussi par les compétitions, elle n'a pas de pause. Il faut s'assurer de bonnes conditions physiques, c'est pour çà qu'il faut faire des choix et mettre des priorités. D'autre part, étant une femme, elle a souligné que ce n'est pas toujours facile d'être considérée par rapport aux hommes, qu'elles subissent souvent des différences, des injustices....  

Pour ces trois sportifs, la réponse est la même : l'euskara, langue maternelle, occupe une place importante aussi bien dans leur travail, leur sport et n'importe quelle situation, surtout dans les relations. Dans les championnats aussi, il est important pour eux, de souligner d'où ils viennent et/ou de saluer en premier en langue basque. Ce n'est pas toujours facile; d'autant plus qu'ils ne peuvent s'inscrire en tant qu'Euskaldun.

Parmi les questions, il leur a été demandé quels sont les côtés positifs et négatifs dans leur sport : 

Côté négatif, ils affirment que la mer peut être dangereuse, qu'ils peuvent se blesser aussi bien dans les entraînements que dans les championnats ; ils savent aussi que de part leur niveau ils ses permettent moins de loisirs que les jeunes de leur âge ; et que l'hiver, l'eau étant glaciale, dans les -3°C, que les conditions ne sont pas toujours faciles.

Côté positif, il y en a plus : la mer leur offre de l'humilité, du calme, la paix, que de circuler dans l'eau leur fait du bien, leur procure de belles sensations. Lors des championnats, que ce soit individuellement ou en équipe, gagner procure une joie immense, surtout après le travail effectué par le groupe, qui lui aide à se relationner , à faire de nouveaux amis ; c'est toujours agréable de recevoir des autres et de pouvoir leur donner. Enfin, leur sport leur permet de voyager, de connaître différents coins du monde.

Avant de répondre aux remarques des élèves, ils ont exposé du matériel : Txomin leur a montré son body-board, ses palmes, son trophée Nazaré (symbole du circuit mondial effectué) + Julen a porté ses 3 médailles d'or, les pagaies du kayak (500€ de valeur) + Ainhoa a montré son maillot du club d'Orio et deux médailles ; dans son cas, en rame, il n'y a pas de prix attribué aux concurrentes, un drapeau qui vole au dessus du balcon de la Mairie est remis à l'équipe et reste au club. Les trois sportifs ont souligné que le matériel est cher et que ceux qui peuvent, cherchent des sponsors afin d'obtenir des aides de financement en contre partie d'images sur les réseaux sociaux.

Ils ont terminé la séance en illustrant leur témoignage d'images et de vidéos : La compétition de Julen : sauts en kayak 900m / natation 500m / kayak 700m et lorsqu'il a terminé champion d'Europe, Ainhoa leur a montré les derniers mètres de rame qui ont conduit à la déception ou la joie immense (certaines terminant très mal) et Txomin gagnant le trophée Nazaré, ou la hauteur des vagues au Maroc et aux canaries, en Irlande....

Lors des deux séances, les élèves sont restés en admiration, très attentifs et ont participé activement.

Milesker félicitations à Ainhoa, Txomin et Julen !!